Jean Montémont . Un homme simple. Timide peut-être. Un homme totalement hors de la vanité qui, fuyant le bruit et l'agitation des foules, n'envisage cependant pas son passage dans la vie comme une course où l'habileté remplace le travail et le don de soi-même.
Jean Montémont pour qui chaque œuvre est un chant d'amour, un acte de foi.
C'est à Rupt sur Moselle où, selon Maurice Barrès, la Moselle se ramasse, fait effort de toutes ressources, passe l'obstacle et court, pacifiée, vraiment jeune et gaie, que naît Jean Montémont le 22 février 1913.
La grand-mère paternelle : Marie-Rose Philippine Perrin, est la fille de Lucien Perrin (1831 – 1905) né au-dessus de Rupt, artiste peintre de grand talent.
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| Jean Montémont
devant une de ses dernières œuvres |
Son père : Adrien Montémont (1881 – 1948) est né au Dessus-de-Rupt, fils de Jules Montémont, géomètre très connu et très apprécié des industriels qui lui confient les plans de leur usine. Marié à Jeanne Pierrel, du Thillot, en 1911, il est directeur de tissage à Rupt. Après la guerre, en 1919, la famille quitte Rupt pour Remiremont où le père de Jean est courtier en coton. Remiremont, une des plus jolies cités des Vosges, bâtie au pied du Parmont.
Là,
Jean fréquente le collège Jules Méline
d'où
il sort bachelier le 3 juillet 1931, l'année où
il
obtient un deuxième prix au concours
général.
Déjà il exécute de nombreux dessins,
mais il est
attiré par le pastel qui lui dispense la poésie
de la
couleur.
Les
palmarès successifs le montrent élève
studieux,
chez qui la vocation artistique prend, au fur et à mesure
des
années, toujours plus d'ampleur, jusqu'à lui
faire
décerner en 1931, le prix de dessin du concours
général,
prix reçu le 28 juin, à Paris, des mains du
Président
de la République, Paul Doumer.